Qu’est-ce qu’un plan d’adaptation aux changements climatiques?
L’objectif d’un plan d’adaptation aux changements climatiques est de mettre en œuvre des mesures afin d’augmenter la résilience des communautés face aux aléas et aux événements liés au climat actuel et futur.
L’absence d’un plan adéquat pourrait mener à des conséquences néfastes sur la santé des citoyens et engendrer des coûts monétaires importants. Il est donc primordial de prévenir plutôt que de réagir aux urgences et aux catastrophes liées aux changements climatiques qui surviennent.
Source : Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
Le plan d’adaptation aux changements climatiques de la Ville de Magog.
L’élaboration du plan d’adaptation aux changements climatiques de la Ville de Magog découle de son désir prévenir les aléas climatiques en adoptant des stratégies d’adaptation dès maintenant.Pour y parvenir, un bilan complet des risques et des activités en cours a permis de cibler des stratégies adaptées. Parmi les stratégies d’adaptation évaluées, il y a notamment la protection des milieux humides et naturels, la protection de la biodiversité, la revégétalisation du périmètre urbain, la poursuite du programme de protection des bandes riveraines, la promotion des infrastructures vertes, l’utilisation de toits blancs, l’optimisation de la gestion des eaux pluviales, la poursuite du programme de débranchement des gouttières et d’échantillonnage des cours d’eau, ainsi que l’amélioration de la gestion des ponceaux et des initiatives d’économie d’eau potable.
Voici quelques aléas et événements auxquels la Ville fera face si aucune mesure d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques n’est mise en place ainsi que des conseils pratiques pour y réagir.
Hausse des allergies
Au Québec, 17 % de la population a déjà souffert d’allergie. L’herbe à poux est une mauvaise herbe très répandue au Québec et elle est la cause de 75 % des allergies aux pollens. L’herbe à poux ne doit pas être confondue avec l’herbe à puce qui provoque des réactions allergiques lorsqu’elle entre en contact avec la peau.
Les changements climatiques augmenteront la période favorable aux plantes allergisantes et exposeront les personnes touchées plus longtemps.
Ce qu’il faut savoir :
- L’herbe à poux affectionne les sols arides, pauvres et en plein soleil
- Elle prolifère sur les sites dénudés, car elle n’apprécie pas la compétition des autres espèces végétales
- Elle est peu ou pas présente dans les forêts établies
- Les études montrent qu’elle croît davantage en milieu salin comme les bordures de route en raison de l’épandage de sels de déglaçage en hiver
Quelques conseils pratiques :
- Apprenez à reconnaître la petite herbe à poux
- Petits terrains : arrachez l’herbe à poux avant sa période de floraison
- Grands terrains : tondez les plantes d’herbe à poux à la mi-juillet et à la mi-août
- Pour prévenir la croissance de l’herbe à poux :
- Mettez du paillis ou des plantes couvre-sol où il n’y a pas de pelouse.
- Mettez du terreau ou de l’engrais au sol pour améliorer sa qualité.
- Ensemencez/plantez sur votre terrain. Privilégiez la plantation des espèces suivantes : le sarrasin, le pâturin, le trèfle ou un mélange de prairies là où elle a tendance à s’implanter.
- Rappelez-vous que plus le terrain est diversifié en végétation, moins l’herbe à poux proliférera.
Source : Gouvernement du Québec
Inondations
Les inondations sont le résultat du débordement d’un lac ou d’un cours d’eau. Au-delà des coûts pour réparer les dommages subis par les bâtiments, il existe plusieurs risques pour la santé. Des blessures et des décès peuvent survenir lors de la montée des eaux. Une détérioration de la santé mentale liée au stress, à l’anxiété et à la présence de moisissures survient fréquemment après une inondation. Les changements climatiques apporteront des précipitations plus intenses qui augmenteront la fréquence des inondations.
Quelques conseils pratiques :
- Identifiez si votre résidence se trouve près d’une zone inondable;
- Restez à l’affût des messages de la Sécurité publique concernant l’évolution de la situation;
- Conservez une trousse d’urgence pour être autonomes pendant au moins 72 heures. Celle-ci doit notamment contenir de l’eau potable, de la nourriture non périssable, une lampe de poche, une radio avec des piles et une trousse de premiers soins;
- Fermez l’électricité et le gaz avant que l’eau n’atteigne votre demeure;
- Si l’eau a atteint votre demeure, évacuez la maison et laissez les professionnels fermer l’électricité et le gaz;
- Si vous devez évacuer et qu’il est possible de le faire de façon sécuritaire, emportez vos médicaments, des vêtements, de l’argent comptant et une pièce d’identité avec vous;
- Si vous nettoyez vous-même votre domicile, assurez-vous de porter l’équipement de protection individuelle nécessaire (masque, gants, lunettes de protection, bottes de caoutchouc et vêtements longs).
Source : Gouvernement du Québec
Maladie de Lyme
La tique à pattes noires, aussi appelée Ixodes scapularis, peut transmettre la maladie de Lyme et l’anaplasmose. Comme ce type de tique est de plus en plus présent au Québec, il est important de prendre les mesures de précaution nécessaires.
D’avril à novembre, lors d’activités en plein air :
- Utilisez un chasse-moustiques contenant du DEET ou de l’icaridine
- Portez des vêtements longs qui couvrent entièrement le corps
- Privilégiez la marche dans des sentiers dégagés et évitez de frôler la végétation
- Au retour de l’activité, prenez une douche, examinez votre corps et retirez les tiques
- Prenez connaissance de tous les conseils pour vous protéger des piqûres de moustiques et de tiques
- Apprenez à prévenir les piqûres de tiques
Source : Gouvernement du Québec
Vagues de chaleur
La Santé publique de l’Estrie définit une vague de chaleur extrême lorsque la température est supérieure à 31 °C le jour et à 18 °C la nuit pendant au moins deux jours consécutifs. Ces épisodes entraînent un taux de mortalité plus élevé et une hausse des problèmes de santé. Les changements climatiques causeront l’augmentation de l’intensité, de la fréquence et de la durée des vagues de chaleur.
Quelques conseils pratiques :
- Restez à l’affût des alertes météorologiques;
- Buvez beaucoup d’eau régulièrement;
- Mangez plus de fruits et de légumes pour demeurer hydraté;
- Portez une attention particulière aux personnes vulnérables de votre entourage et prenez de leurs nouvelles régulièrement;
- Surveillez les symptômes des maladies liées à la chaleur (étourdissements, nausées, respiration ou battements cardiaques rapides, bouche sèche, urine foncée, somnolence, etc.);
- Rafraîchissez-vous dans des endroits climatisés;
- Prenez des douches froides ou utilisez des serviettes humides pour vous rafraîchir;
- Diminuez l’intensité de vos activités physiques et évitez l’exposition directe au soleil.
Source : Santé publique de l’Estrie