Eau potable

Bilan annuel de la qualité de l’eau potable
Conformément à l’article 53.3 du Règlement sur la qualité de l’eau potable du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, la Ville de Magog informe les citoyens qu’il est possible de consulter le bilan de la qualité de l’eau potable pour la période du 1er janvier au 31 décembre de chaque année.
Le document résume les prélèvements d’échantillons obligatoires, le nombre d’échantillons prélevés pour chaque paramètre d’analyse et le nombre d’échantillons analysés par un laboratoire agréé durant cette période.
Sont également précisés : les éléments pour chaque dépassement de normes observées, le paramètre en cause, le lieu visé, la concentration maximale autorisée, la concentration mesurée, ainsi que, le cas échéant, les mesures prises par le responsable pour corriger la situation.
La diffusion de cette information, à la demande du Ministère, est une nouvelle mesure qui donne au citoyen un accès aux rapports faisant état de la qualité de l’eau potable qu’il consomme.
Bilans 2022 à 2017
Cyanobactéries
Les cyanobactéries, également connues sous le nom d’algues bleu-vert, sont des bactéries qui possèdent certaines caractéristiques normalement attribuées aux algues. Ces bactéries réalisent de la photosynthèse et sont ainsi en mesure de produire de l’oxygène. La présence d’une faible densité de cyanobactéries dans un cours d’eau ou un plan d’eau est normale. La situation devient problématique lorsqu’il y a une importante multiplication de ces dernières (efflorescence) puisque certaines souches produisent des toxines nuisibles pour les humains et les autres animaux. La présence d’une quantité importante de cyanobactéries peut obliger la Ville de Magog à fermer temporairement les plages pour assurer la sécurité des baigneurs.
Étude de vulnérabilité de l’eau potable
Afin d’assurer un développement harmonieux du territoire dans une perspective de développement durable et également pour limiter les impacts sur les sources d’approvisionnement de la ville de Magog, le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) a été mandaté pour réaliser l’analyse de vulnérabilité de notre source d’eau potable.
Gestion de l’eau potable
Pour connaître le circuit de l’eau à partir de la source au lac Memphrémagog jusqu’au robinet de votre domicile, en passant par toutes les étapes de l’usine de filtration d’eau potable, cliquez ici. Consultez le schéma du système de production d’eau potable.
ⓘ En savoir plus : Programme d’échantillonnage des tributaires | MRC de Memphrémagog
Protection des sources d’eau potable
Près de 170 000 personnes tirent leur eau potable du lac Memphrémagog, notamment la population de Sherbrooke, de Magog, du Canton de Potton (secteur Owl’s Head) et de Saint-Benoît-du-Lac.
Plusieurs actions de protection des plans d’eau visent à préserver la qualité de la source d’eau potable qu’est le lac Memphrémagog.
La Ville de Magog adhère à la stratégie québécoise de protection et de conservation des sources destinées à l’alimentation en eau potable et se conforment aux dispositions du récent Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection.
Puits (ouvrages de prélèvement de l’eau et leur protection)
En Estrie, environ 93 000 personnes sont approvisionnées par un puits individuel, soit près de 30 % de la population.
Chaque propriétaire de puits est responsable de la qualité de son eau potable. Qu’elle soit puisée à même un lac, une source d’eau ou par un puits individuel, des analyses de la qualité de l’eau doivent être faites chaque année dans un laboratoire accrédité par le ministère du Développement durable de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.
Puis-je consommer l’eau puisée à même un plan d’eau dans le cas où des fleurs d’eau de cyanobactéries sont aperçues? Consultez la fiche d’information sur les cyanobactéries pour en savoir plus.
Règlementation sur l’utilisation de l’eau potable
L’utilisation de l’eau de l’aqueduc municipal aux fins d’arrosage des pelouses, jardins, fleurs, arbres, arbustes et autres végétaux, est autorisée du 1er mai au 1er septembre, de 20 h à minuit les mardis, jeudis et samedis.
L’eau provenant de l’arrosage ne doit pas ruisseler sur la voie publique ou sur les propriétés avoisinantes. Exceptionnellement, un propriétaire qui installe une nouvelle pelouse peut, après obtention d’un permis émis par l’inspecteur municipal, l’arroser de 19 h à 22 h tous les soirs pendant 15 jours consécutifs après le début des travaux d’ensemencement ou de pose de tourbe.
Le lavage des autos est permis à la condition d’utiliser une lance à fermeture automatique et de n’utiliser que l’eau strictement nécessaire à cette fin. Le remplissage complet des piscines est permis tous les jours entre minuit et 6 h.
| Interdit | Permis | |
|---|---|---|
| Arrosage de pelouses, jardins, fleurs, arbres, etc. | Lundi, mercredi, vendredi et dimanche | Mardi, jeudi et samedi entre 20 h et minuit seulement |
| Piscine | NA | Permis tous les jours entre minuit et 6 h |
| Lavage | NA | Permis à condition d’utiliser une lance à fermeture automatique et de n’utiliser que le nécessaire |
Stratégie d’économie d’eau potable
La Stratégie québécoise d’économie d’eau potable a été élaborée à la suite de l’engagement 49 de la Politique nationale de l’eau dont le MAMH a la responsabilité. Elle prévoit de l’aide financière aux municipalités, conditionnelle à l’adoption de mesures d’économie d’eau et de réduction des fuites.
La Stratégie découle du constat que le Québec est l’un des plus grands consommateurs d’eau au niveau mondial. Les volumes d’eau distribués par personne sont d’environ 35 % plus élevés que ceux de la moyenne canadienne et de 62 % plus élevés qu’en Ontario.
En plus de l’exploitation abusive de la ressource, cette surconsommation entraîne une hausse des coûts de production et de distribution de l’eau potable ainsi que des coûts de captage et d’assainissement des eaux usées.
Les principaux facteurs contribuant à augmenter les volumes d’eau distribués sont :
- Un taux élevé de fuites d’eau dans les réseaux de distribution;
- Un usage abusif de l’eau par les utilisateurs résidentiels, industriels, institutionnels et commerciaux.
Objectifs de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable
- Réduction d’au moins 20 % de la consommation moyenne d’eau par personne pour l’ensemble du Québec;
- Réduction des pertes d’eau par fuite à un maximum de 20 % du volume total d’eau produit et de 15 m3/jour par kilomètre de conduite.
Obligations des municipalités
Pour pouvoir bénéficier d’une aide financière, les municipalités québécoises doivent se soumettre aux cinq mesures de la Stratégie.
Depuis le 1er avril 2012, les municipalités doivent :
- Produire annuellement un état de la situation et un plan d’action, incluant une liste de propositions de mesures d’économie d’eau et adopter une réglementation sur l’usage de l’eau potable;
- Produire annuellement un bilan de l’usage de l’eau, mesurer l’eau distribuée et mettre en place un programme de détection et de réparation des fuites si les objectifs du MAMH ne sont pas atteints;
- Présenter au conseil municipal un rapport annuel sur la gestion de l’eau.
- Si les objectifs ne sont pas atteints, les municipalités devront :
- Installer des compteurs d’eau dans les secteurs non résidentiels (2014);
- Introduire une tarification adéquate de l’eau potable.
Bilan annuel de l’usage de l’eau
Le bilan de l’usage de l’eau de 2011 a été réalisé à partir des données disponibles. Compte tenu qu’une partie de ce bilan est basée sur des hypothèses, il ne décrit pas de manière exacte la situation réelle du réseau de distribution et de l’usage de l’eau.
Bilan sommaire comparatif – Distribution d’eau potable
